Prestation de Supervision HSE et Sûreté : Projet de réhabilitation des sols et nappes (2ème Partie)

//Prestation de Supervision HSE et Sûreté : Projet de réhabilitation des sols et nappes (2ème Partie)

Contexte du projet :

Cet article fait suite à celui du 29 Mars 2016 (à lire ici) concernant la mission HSE assurée par CAPRISK dans le cadre d’un projet de réhabilitation des sols et nappes. Sur ce site du CPR, plusieurs zones de pollutions sources étaient identifiées. Ce nouvel article présente de nouvelles techniques de réhabilitation et de confortement de la fouille, appliquée sur une nouvelle zone de pollution source, pour une durée de 12 mois.

Type de pollution :

La pollution traitée dans cette zone est de type chimique, liée à l’activité qui y a été développée pendant plusieurs années. Des investigations menées montrent la présence de polluants à des teneurs variables.

Technique de réhabilitation :

La technique de réhabilitation utilisée sur cette zone est la réhabilitation « EX SITU » (traitement hors site) qui consiste à excaver puis évacuer les terres hors site vers des filières spécialisées pour traitement.

Terrassement de la pré-fouille 0 à -4m : 4 mois de réalisation

Une pré-fouille hors tente est excavée entre 0 et 4 mètres de profondeur sur toute la zone polluée. Les talus sont traités de façon à assurer la stabilité des ouvrage adjacents, puis protégés par du polyane afin de mieux gérer les eaux météoriques qui sont susceptibles de raviner les talus et de faire migrer des pollutions potentielles vers les zones non polluées.

Excavation des terres – pré fouille

Au cours de cette phase, des contraintes techniques sont diverses et variées comme la découverte fortuite de plusieurs réseaux et matériaux : Dans le cas précis des bétons ferraillés rendent les excavations très contraignantes. L’usage d’un matériel adéquat est donc nécessaire dans ce genre de cas (Cf photo ci-dessous).

Excavation sous tente – Confortement de la fouille – Evacuation des terres hors site : Quatre mois de réalisation

Une tente de confinement permet de réaliser les travaux d’excavation afin de confiner la pollution et les odeurs, éviter d’exposer le voisinage aux polluants volatils. Un taux de renouvellement d’air dans la tente est assuré par un système ventilation. L’air pollué est traité par un filtre à charbon actif avant rejet dans l’atmosphère.

Construction de la tente de confinement : Deux semaines de travaux

Les excavations sous tente se font au-delà de 4 mètres de profondeur jusqu’à 12 mètres. Pour assurer la sécurité de la fouille, un confortement par « paroi berlinoise » est mis en œuvre puis renforcé par deux « lits de butons » (niveaux de butons). La contrainte technique qui s’ajoute est le terrassement entre les butons ainsi qu’au niveau de la nappe qui peut être gorgée d’eau. Les terres polluées excavées sont évacuées vers des filières spécialisées.

Chargement – Evacuation des terres polluées

Traitement de la nappe : Deux semaines de travaux

Le traitement de la nappe se fait en fond de fouille par un procédé chimique qui consiste à malaxer un réactif dans les sols.

Traitement de la nappe

Remblaiement de la fouille – Compactage des terres : Deux mois de travaux

La fouille est remblayée par tes terres d’apport qui répondent aux caractéristiques géotechniques des terrains du site. Les terres remblayées sont par la suite compactées afin d’assurer une bonne cohésion des terrains.

Remise en état du site : Un mois de travaux

Après le remblaiement de la fouille, la zone dépolluée est remise en l’état puis gravillonnée afin de prévenir la problématique d’envols de métaux lourds dans les sols.