2026 02 – HSE – Veille réglementaire technique

Bienvenue dans cette nouvelle édition de la veille réglementaire de Février 2026.

Dans ce numéro, nous vous proposons des articles dédiés à l’univers de la QHSE. Vous y découvrirez des conseils pratiques, des informations essentielles et des rappels utiles, qui vous aideront à actualiser vos connaissances et à approfondir des sujets auxquels vous êtes confrontés dans votre environnement professionnel au quotidien. 

Bonne lecture !

L’INRS alerte sur l’essor des lasers manuels (soudage, décapage, découpe), dont la mobilité rend les mesures de prévention classiques difficiles à appliquer. Les utilisateurs s’exposent à des risques majeurs : lésions oculaires et cutanées immédiates, brûlures, ainsi qu’une forte toxicité chimique due aux fumées et nanoparticules (souvent cancérogènes) dégagées. L’institut préconise une protection renforcée, une ventilation spécifique et une formation rigoureuse

L’Union européenne simplifie et renforce l’évaluation des substances chimiques avec l’approche « un produit, une évaluation » pour harmoniser les décisions sanitaires. Ce cadre privilégie désormais la gestion par groupes de substances (comme pour les PFAS) afin d’accélérer les restrictions. L’objectif est d’interdire les composés les plus nocifs, sauf pour des usages essentiels, tout en favorisant systématiquement la substitution par des alternatives plus sûres.

L’Union européenne renforce la protection contre l’amiante en abaissant drastiquement la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) de 0,1 à 0,01 fibre/cm³. Cette nouvelle directive impose également l’utilisation de méthodes de comptage plus précises, comme la microscopie électronique, pour détecter les fibres les plus fines. L’objectif est de réduire les cancers liés à l’amiante, qui reste la première cause de maladies professionnelles mortelles en Europe.

L’article souligne que le bruit au travail est un risque souvent sous-estimé qui altère la santé (surdité, stress, fatigue) et la performance économique. Pour y remédier, il préconise d’agir à la source par l’insonorisation des locaux et l’organisation du travail avant de recourir aux protections individuelles (PICB). Une approche globale de prévention permettrait de réduire les coûts liés à l’absentéisme et d’améliorer durablement la qualité de vie des salariés.

Le BARPI (Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels) via sa base ARIA centralise le retour d’expérience sur les accidents technologiques pour en tirer des enseignements préventifs. Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle télédéclaration obligatoire simplifie la remontée d’incidents par les exploitants. Les dernières alertes mettent l’accent sur les défaillances des installations électriques (incendies), les risques liés au tri des déchets (batteries lithium) et l’impact croissant des aléas climatiques sur les sites industriels.